jeudi 14 novembre 2013

36 heures à Panama Ciudad

Les 11 et 12 novembre

Chapitre #1 : médical.
La nuit a été dure et JM peut à peine marcher tant sa sciatique le fait souffrir.
On va découvrir quelque chose de nouveau : la médecine panaméenne !


Ça commence par le « Centro de Salud ». C’est une sorte d’aiguillage où chacun voit un médecin qui fait un diagnostic initial : ce fut assez rapide

 
La « Doctora Nancy Guzman »  confirme la sciatique et prescrit 3 infiltrations la 1ère immédiatement les autres échelonnées de 48h, jusqu’à l’arrivée à Cartagène… Direction la pharmacia où les doses se vendent une par une et de retour au « Centro de Salud » la Doctora Guzman fait immédiatement la 1ère piqure.
Ensuite il faudra courir les « pharmacia » pour se procurer les autres doses qu’elles ne vendent qu’une par une ! On se débrouille pour en acheter 4 avant d’embarquer. Et demain matin avant de monter à bord de Jacqueline (c’est le nom du catamaran) on fera la 2ème. J’essaierais aussi de voir si je pourrai faire la 3ème quand on sera en mer !


Chapitre #2 : Panama City
De mon côté, après la visite au « Centro de Salud » je vais paire un petit tour de notre quartier à pied et de Panama en … bus pour touristes !

Le tour en bus n’est pas génial, mais dans cette ville compliquée entre vielle ville, nouveaux quartier de gratte-ciel, zone du Canal, etc,… je ne me sentais pas le courage de me frayer un chemin en moto en essayant de consulter une carte ! Donc le tour en bus me permet
de « survoler » un des nouveaux quartiers de gratte-ciels,
 

de découvrir l’écluse de Miraflores, la première entre Pacifique et  début du Canal, de constater que la tentative initiale française en 1880 de creuser le Canal est très présente dans l’histoire du Panama, de même que « l’occupation » par les américains de 1914 à 1999 de la « zone du Canal » considérée alors comme une partie du territoire américain. Plusieurs quartiers résidentiels actuels sont les anciens quartiers américains.

 
 
 

Coup d’œil rapide sur les projets multiples de marinas et resorts pour le tourisme
 

Notre hébergement lui est dans le « Casco Viejo » (le vieux port) qui est dans sa phase 2 de rénovation : d’abord il y a eu pendant 1an et demi le recreusement de toutes les rues pour l’enfouissement de tous les réseaux (eaux, électricité, télécoms,..), un vrai calvaire pour les habitants d’après Ricardo le patron de notre « hôtel » un panaméen parlant français !

mais maintenant c’est la rénovation des monuments et maisons et toujours d’après Ricardo ça va beaucoup mieux et ce sera très bénéfique pour le quartier et son activité… et son Hôtel Casco Viejo
La seniora à la réception

PC en libre service pour préparer le blog

Tous ces travaux dans les rues ont donné à des artistes l’occasion de s’exprimer !
 
 
 
Chapitre #3 : ça sera pour le 13, le départ pour Portobelo notre port d’embarquement !

mardi 12 novembre 2013

De San José à Panama Ciudad


Nos journées des 9 et 10 novembre

Les difficultés douanières des derniers jours nous rendent méfiants et nous sommes soucieux de ne pas rater les rendez-vous du 14 novembre avec notre catamaran pour la liaison Panama – Colombie. Aussi les projets initiaux de passer un ou deux jours à faire du tourisme « nature, faune et flore » autour du Golfe de Dulce du Costa Rica ont été abandonnés.

Après la journée, entretien homme et machine à San José, on va donc essayer d’affronter vite le passage Costa Rica – Panama. Il y a 320 km pour atteindre la frontière. Première partie en montagne avec le col de la Muerte à 3491m ! et le reste dans la plaine côtière côté Pacifique. Départ 6h30. Il fait frisquet, en montant en altitude on a droit à de beaux passages dans d’épais bancs de brouillard. Ça dure les 2 premières heures pendant lesquelles on ne fait que 100km… La suite devient plus facile. Au fur et à mesure de la descente, ça s’éclaircit et se réchauffe. Le rythme s’accélère si bien qu’on est au poste frontière costaricien à midi. Décision : on essaie de passer tout de suite en espérant que ce ne sera pas trop long et que, si ça passe, on trouvera où crécher côté Panama avant la nuit.

Divine surprise : sortie du Costa Rica en ½ heure ! sans rien payer… Et ça continue, en moins de 3 heures les formalités d’entrée au Panama sont bouclées.
 

Reste un ou deux petits policiers qui s’ennuient et nous font ressortir tous les papiers … et on roule de nouveau. Du coup on a assez de temps pour parcourir les 50 km qui nous séparent d’une ville un peu importante, David, où on trouve notre hébergement !
pas luxueux mais pratique.

 
Grosse journée quand même, surtout pour JM que sa sciatique travaille.
On a roulé, mais on a aussi quand même regardé autour de nous.
Les sportifs de San José qui consacrent leur dimanche à la petite reine : courageux car c’est pentu et il fait froid !

La montagne qui même à 3000m est très verte : beaucoup d’arbres avec des feuillages énormes (des feuilles de + de 50 cm de diamètre et épaisses), des palmiers en montagne, des tas de plantes parasites qui poussent sur les arbres,… le climat entre tropique et équateur.
La route n’est pas très large, mais on y rencontre de nombreux gros bahuts !
 
 Qu'on retrouve à la pompe 
 
Dans la plaine de belles exploitations :

  canne à sucre
 ananas

Il a beaucoup plu et les rivières sont brunes

 
Le lendemain 10 novembre, pour atteindre Panama Ciudad nous avons un peu plus de 400 km à faire. Le Lonely Planet nous donne 2 hébergements abordables pour routards. On démarre à 7h30. La route est bonne. JM n’est pas au mieux de sa forme,
mais on roule…

Bien sûr, ça nous manquait : on se fait topé par des policiers armés d’un pistolet radar. 96 km/h au lieu de ? quelques minutes de contrition, d’admiration du pays et de son canal, ils nous laissent quand même partir gratis…

Arrivés à Panama, on trouve le 1er hébergement du Lonely dans le vieux port, le « Casco Viejo », en pleine rénovation. Etonnant, de belles demeures rénovées voisinent avec des façades derrière lesquelles tout a été détruit et qui attendent d’être restaurées.  
Façades  et murs périphériques d’églises dont tout l’intérieur a disparu.
 
  
Notre hôtel, « Hospedage Casco Viejo » fait partie de ces maisons en cours de rénovation.

 
                                 Avant les travaux  .   .   .  .   .   .   .   .   .   .   et après  !    

En plus ce vieux quartier fait face au quartier hyper moderne de gratte-ciels du Panama d’aujourd’hui, de l’autre côté de la baie.
 
 
 

 
Très saisissant, on ne s’attendait pas à ça. Une grosse surprise. Cela ressemble à Manhattan! 
Il faudra creuser un peu puisque maintenant nous avons un peu de temps avant l’embarquement du 14.
Mais demain est un autre jour. JM a besoin de se reposer et on fera le programme quand la nuit nous aura porté conseil.

Clin d'oeil à Georges B

posté le 19 novembre en arrivant à Cartagene

"- Et que voulez-vous qu'ils fissent contre la force publique ?
- Que par une fière audace,  ils tentassent d'échapper !"

Trois fois nous aurons donc attiré l'attention des représentants de l'ordre sur notre binôme motocycliste.

Ce n'était pas au marché de Brive la Gaillarde ni à propos de bottes d'oignons ; cependant, nous n'avons pas - comme les gaillardes - rossé les cognes. Nous nous sommes confondus en contrition...la gloire d'une mâle provocation ne valait pas l'économie financière.

Une première fois, au Texas, une entrée en agglomération un peu trop vive.
Une seconde fois, au Costa Rica, un dépassement de bus avec deux lignes continues.
Une troisième fois, un excès de vitesse de 16km/h dans la campagne panaméenne.

Point commun, des pandores à chaque fois très vite intéressés par notre situation d'étrangers lancés sur un long parcours et fautifs repentants.
Du coup, fin de discussion dans la compréhension entre les peuples et sans amendes à payer.

Qui dira que la maréchaussée est toujours déplaisante et impitoyable ?

Nous appliquerons-nous davantage ? (Ce serait une promesse d'ivrogne qui n'engagerait que ceux qui la croiraient).

lundi 11 novembre 2013

Remise en état des motos (suite) et d'un pilote

Jeudi 7, vendredi 8 et samedi 9 novembre
Arrivée à San José de Costa Rica après 320km en fin d'après-midi nuit, sous la pluie et dans une circulation de grandes villes à embouteillages. Nous avions oublié ce genre de choses. La journée a été bien remplie ! C'est vraiment fun...
Première nuit à l'arrachée dans un hôtel cher et aux prestations plus que médiocres.
Dès le matin du vendredi, Laurent se met en quête et nous trouve un super petit établissement du style Auberge de Jeunesse : "Mi Casa" un nom plein de`promesses...qui seront tenues : une atmosphère tout simplement très friendly avec le lieu, les animaux qu'on y rencontre et les gens avec lesquels on sympathise.




  











Pendant ce temps, après le changement de pneu sur la Honda que Laurent a raconté,  même opération sur la Yamaha ici à San José...avec au passage remise en état du sélecteur de vitesse. Nous avons apprécié l'aide de Romain, le neveu de Francesco Pignani, un biker avec lequel Laurent avait noué le contact, pour nous amener aux bons ateliers. Merci.
Je mets pour le neveu Pierre Dubranna et les fils et autres motards une photo avant et après (finalement, pendant cinq jours, ça a fonctionné quand même avec un peu de souplesse de la cheville).


manque quelque chose côté levier de vitesse !


ça va mieux avec un levier de vitesse complet !

On en profite également pour tenter une résolution plus satisfaisante de la question numéro de chassis-papiers : une plaque gravée rivetée pour couvrir l'"ancien" numéro !

 
avant                                                         après    






Au retour, nous faisons plus ample connaissance avec des "clients" de la casa : un Indien et un Américain qui vont dans la même direction que nous ; Laurent les prendra en photo à leur départ samedi









Ce samedi justement, remise en état du bonhomme pour Jean-Marc, complètement cassé et obligé de passer par une consultation dans une clinique chiropractique. Trois heures de soins intensifs pour refaire une carcasse convenable. Et repos complet pour le restant de la journée.
Eh eh, on n'a pas toujours vingt ans !!!





Demain, il faut reprendre la route pour aller dormir près de la frontière...ou même passer cette nouvelle frontière.

Bientôt,  le catamaran dans la mer des Caraïbes ! On rêve de soleil, de repos, de récupération, de sable fin... pour péter la forme à l'arrivée en Colombie.


samedi 9 novembre 2013

Histoires de douanes en Amérique Centrale


Nos journées des 4, 5, 6 et 7 novembre

El Salvador, Honduras, Nicaragua, quelques impressions fugitives.
Nous avons passé peu de temps au Guatemala, mais assez pour regretter de ne pas y rester plus longtemps. Le passage de la frontière avec le Mexique avait été simple ; les paysages du sud-ouest en direction du lac Atitlan sont superbes ; le lac lui-même et son arrière-plan de volcans est très beau ; la mini posada–Casa Blanca- à laquelle un inconnu à qui nous demandions où nous pourrions nous héberger nous avait menés est impeccable. Ensuite la petite journée sur et autour du lac ne nous a procuré que de bons moments.Un bémol, le 2ème hébergement guatémaltèque, à Monterico, entre lagune et Pacifique,était proche de l’arnaque. La sortie du pays sans embrouilles, même si les « facilitateurs » de démarches étaient un peu insistants… Guatemala 9/10 !

Et la suite ?
L’entrée au Salvador : panne informatique du service des douanes et longue attente de 10h à 20h mais coopération efficace d’un douanier et relations sympas avec les chauffeurs otages aussi de l’informatique. JM a déjà raconté cet épisode dans un post précédent. 1ère nuit à l’arrache dans un bouiboui très basique. Le lendemain on a pour objectif d’être aussi près que possible de la frontière avec le Honduras. Du coup les paysages parcourus le long de la côte n’ont pas eu trop le temps de nous émouvoir !


 



On était aussi un peu fatigués. Lors des quelques arrêts dans les villes traversées ce qui frappe c’est l’omniprésence des militaires : il y en a partout. A l’entrée des banques, des pharmacies, du moindre magasin, sur les places publiques. Et armés sérieux : gros calibre, fusils à pompe, et souvent on a l’impression qu’ils n’ont pas un QI très élevé !
Pour la 2ème nuit, un auto-hôtel ; on entre dans la chambre par le garage !


 

et des gardes armés, mais plutôt bas de plafond,sont là pour notre sécurité !
A la douane de sortie du Salvador début des grandes douleurs douanières : la difficile correspondance entre la carte grise de la Fazer d’origine et la nouvelle bécane achetée après l’accident donne lieu à des négociations de pourboires difficiles ; elles coûtent chèreset prennent du temps. Et à la fin on casque. Bilan charme de ce qu’on a vu du Salvador: 2/10.


Quelques hectomètres plus loin, entrée en Honduras : taxes d’entrée élevées (70$/moto), photocopies en pagaille et un « facilitateur » auquel on a du mal à faire confiance ! Et de nouveau de longues attentes ! Ce passage de frontière commencé à 8h se termine à 12h.
Entre l’entrée et la sortie du Honduras il y a 140 bornes, on aimerait sortir du Honduras et entrer au Nicaragua dans cette même journée. Malheureusement j’ai une grosse inquiétude avec mon pneu arrière : il a été mis à rude épreuve depuis le début de ce voyage, rythme et chargement, et la trame métallique vient d’apparaître ! Coup de bol : sur la route, un centre Bridgestone-auto qui nous indique un garagiste moto, qui se révèle un gars super efficace :en une demi-heure il dégotte un pneu de la bonne taille chez un confrère et fait le changement aussi sec ! Le tout pour 80$.


 
Quelle différence entre ce gars honnête, professionnel et efficace et ces fainéants ou crapules de douaniers et « facilitateurs » ! A l’arrivée au poste frontière de sortie du Honduras un « facilitateur » nous poursuit. Il a été prévenu par son pote côté entrée qu’on avait un point faible : donc on doit casquer pour sortir la Yam ! Sympa l’organisation des honduriens… Note Honduras 3/10

Et maintenant on arrive au poste frontière d’entrée du Nicaragua. Encore plus de taxes que pour le Honduras : 87$/moto et ne pas oublier le pourboire du « facilitateur »…Pas de harcèlement concernant les papiers de la moto sauf au dernier poste de contrôle policier.... Rebelote, négociations derrière la cahute et bakchich. On rumine de noires pensées en se demandant comment demain se passera la séance de sortie ! Une grosse sensation d’être pris dans une nasse : plus on se débat plus la difficulté grandit !
Enfin pour aujourd’hui c’est fini avec les frontières, 2 de franchies et on va essorer un peu la poignée de gaz pour ne pas être trop loin, demain matin, du Costa Rica. Nous arrivons à Rivas un petit bled à 45 km de la frontière avec le Costa Rica. Côté hébergement, après avoir cherché sans succès un hébergement où nous aurions de la wifi, on innove : une « hospedage », sorte de chambre d’hôte nicaraguayenne, modeste, très modeste même, avec un grand lit matrimonial et pas de place pour mettre nos valises ! A la guerre comme à la guerre, on simplifiera les ablutions… Comme il n’y a pas de wifi,



Marvin le boy de l’établissement nous emmène d’un coup de pédale dans son pousse-pousse au cyber café le plus proche : consigne il faudra rentrer avant 7 heures car après c’est dangereux pour les étrangers ; ambiance…
Nuit sans surprise, réveil comme d’hab vers 5h30. Pas de grand débat stratégique sur la façon d’aborder cette nouvelle frontière ! Et surprise, on sort du Nicaragua comme une fleur. A 9h15 le Nicaragua c’est fini. On rencontre une famille française papa, maman et 2 garçons, en camping-car : ils sont depuis 14 mois sur les routes, commençant par l’Amérique du Sud et continuant vers l’Amérique du Nord. 



 

Nous sommes invités à prendre le café, dans le camping-car. Moment sympa. Mais il faut aller vers le poste costaricien. Là ça se gâte. Evidemment le numéro sur le cadre de la moto n’est pas celui de la carte grise. Le douanier scrupuleux bloque. JM joue son va-tout en racontant l’accident et le changement de moto. Evidemment les « facilitateurs » sont là pour la collecte des sous ! Le douanier ne peut rien ; JM se bat, parle à son chef direct, puis au chef de ce chef, puis au grand chef du poste. Qui finalement dit au jeune douanier qu’il faut laisser passer et donc mettre les tampons ad-hoc sur de multiples photocopies de documents (qui se perdront rapidement dans la poussière ou la moiteur de ces bureaux) et JM comprend qu’il peut conclure avec les « casse couilles » « facilitateurs ». Et il réussit un bakchich en baisse de presque moitié par rapport aux précédents ! Nous voilà au Costa Rica. Ce n’est pas la fin des passages de frontières, il y aura encore le Panama puis l’Amérique du Sud, mais on a une nouvelle expérience…
Mais c’est dur.

vendredi 8 novembre 2013

Les frontières, c'est parti pour une série.


Journée du dimanche 3 novembre

Après l'étape dont a parlé Laurent, nous voici au début d'un jeu de saute mouton qui nous verra tenter de passer les frontières de cinq états pour atteindre Panama. Savoir si ça va galérer beaucoup...
Le départ au petit matin, comme d'hab', est agréable : jolie lumière pour embarquer les machines sur la plate qui nous ramène au continent et profiter des canaux de la lagune.

 sur les canaux

La route panaméricaine, se partage avec des voyageurs inattendus !






un troupeau avec son cowboy













Sortie cool du Guatemala.

Mais voilà du temps pour avancer un futur post car ça bloque à l'entrée du Salvador : l'informatique de la douane est plantée ! Tout se passait aimablement, mais là, arrêt pour une durée indéterminée. Aucune prévision de relance du système...après deux heures d'attente.






Un dimanche.... mmmm ! je sens bien le gros paquet d'heures à passer dans ce charmant bureau.


J'ai comme idée que ça ne doit pas être exceptionnel car tout le monde attend très pacifiquement...ou avec fatalisme. Nous faisons de même. Les Canadiens avaient mis trois jours à vérifier et autoriser nos motos, nous n'en sommes pas encore là. J'en profite pour reposer mon dos et faire mes exercices.



















Là j'écris en direct. Ça tourne un peu à l'énervement.  Pendant que j'essaie de négocier auprès du chef de poste, via le milicien qui le garde, une solution sans informatique, tout le groupe de ceux qui attendent arrive et force le passage de la porte.
Ça réclame durement et le chef de poste fait bonne figure. Quand il a réussi à remettre tout le monde en dehors, apparaissent quelques renforts de police et sécurité.



Notre première manif de l'intérieur...! Je réussis à immortaliser discrètement ; il vaut mieux, les esprits s' échauffent.
La suite dans quelques minutes ... ou quelques heures.
Pour l'instant, on dit quelques heures : 6 déjà ! et ça ne bouge pas encore d'un cheveux. La nuit dans deux heures...on a nos chances de la passer ici. MDR. Nous allons à tour de rôle nous acheter à dîner. 

Puis, l'un va dormir près des motos, l'autre reste garder la place dans la file.

L'atmosphère devient amicale ; tous ces routiers et transporteurs se mettent à raconter des histoires de braquages, de racket, de pots de vin.....à faire frémir ; puis ils demandent d'où nous venons et où nous allons. Carte sortie, gros succès dans le cercle curieux qui s'est formé et plusieurs se mettent à donner des conseils pour la sécurité,  pour des endroits à ne pas manquer...etc. Rires, blagues, échanges de bons mots (progrès en espagnol : je réussis à en raconter une ou deux)
20h00, le système redémarre après dix heures de blocage.  Espoir général. Effervescence dans le bureau ; je suis le 15e dans la file (y'a des petits malins qui ont grugé des places) ; à 15-20 minutes par dossiers, ça va prendre une bonne partie de la nuit.
Stupeur ravie, le jeune douanier qui avait dit à Laurent qu'il nous prendrait en priorité puisque nous n'étions que des touristes au milieu de tous ces professionnels, traite un dossier et se déplace me prendre les papiers des mains pour nous traiter de suite. Personne ne nous jalouse ; ils sont contents pour nous et me font des sourires. Course vite fait vers les motos pour dire à Laurent d'abandonner sa veille et de venir signer son formulaire ; en quinze minutes, c'est fini. Les "Hasta luego !", "Buon viaje...", fusent cordialement.

100m plus tard, nous prenons une chambre dans un simili hôtel,  plus que sommaire.









Pas question d'aller plus loin et de se mettre sur la route de nuit.    Heu...reux !